| Vendredi 21 janvier, 19h45 - 22h45 |
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Conférence-débat d’ouverture – Aula de l’Université de Bâle
« Partager des expériences de luttes et une intelligence de leur dynamique pour l’à-venir d’un autre système social »
Brève introduction: Ueli Mäder, Prof. de Sociologie, Université de Bâle, et Charles-André Udry, économiste
• Willi Hajek, Allemagne, animateur de LabourNet Germany • Alain Bihr, France, Université de Besançon, animateur du mensuel A contre-courant • Sotiris Martalis, Grèce, membre du Conseil général du syndicat de la fonction publique (ADEDY) • Fatma Ramadan, Egypte, inspectrice du travail et coordinatrice d’activités syndicales indépendantes • Mark Brenner, Etats-Unis, responsable du réseau et de la publication Labor Notes • Angèlica Noemi Lagunas, Argentine, enseignante, membre de l’Association des travailleurs et travailleuses de l’éducation de Neuquen (ATEN) • Valério Arcary, Brésil, professeur au Centro Federal de Educação Tecnológica de São Paulo et à l’Instituto Federal de São Paulo, responsable de Conlutas
Les interventions des oratrices et des orateurs s’inscrivent dans un contexte qui peut être résumé de la sorte: Un système capitaliste international en crise, système plongé dans un bouleversement mortifère de l’écosphère, alors que des guerres protéiformes se perpétuent. Des politiques d’austérité contre les droits sociaux et démocratiques des salarié·e·s, des jeunes en formation et des retraité·e·s. Une contre-offensive collective, intégrant les profondes mutations, dans beaucoup de pays : • du salariat (réduction de « grands bastions ouvriers » dans de nombreux pays du centre, conjointement à la permanence et / ou l’édification de nouvelles et gigantesques concentrations ouvrières en Chine, en Inde, en Indonésie ; précariat et sous-traitance ; place des migrant·e·s dans les différents segments de la production, au sens large ; place des femmes salariées dans la production et les « services » ; socialisation transnationale accrue du travail ; massification de la formation des jeunes et simultanément précarisation des conditions matérielles d’une large fraction d’entre eux, etc.) ; • dudit mouvement ouvrier issu du XIXe et XXe siècle ; • des références « politiques » et « idéologiques » issues du « court XXe siècle ». Dans un tel contexte de crise et d’offensives du Capital et de déplacement des plaques tectoniques productives d’un système de valorisation du capital effectivement mondialisé, se confirme l’émergence – lente et difficile – d’éléments propres à la constitution d’instruments de défense et de lutte « des travailleurs et travailleuses associés », des collectifs de salarié·e·s et de jeunes. Aujourd’hui, il est impératif d’intensifier les échanges internationalisés d’expériences, les actions conjointes possibles. Face à une Union européenne (UE) des dominants dont la démente austérité budgétaire et le sauvetage des banques privées constituent le centre de gravité d’une dite gouvernance, se fait plus pressante la nécessité de dessiner les premiers traits d’une Autre Europe : démocratique et socialiste. Au même titre, en Amérique latine, un changement « à la racine », à l’échelle continentale, est l’objet de débats et de convergence de mouvements sociaux.
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Vendredi 21 janvier







